beauté

A quand une mode plus inclusive?

Le confinement ne nous a pas épargné les sempiternelles pages de magazines féminins consacrées aux régimes minceur. La couverture de Elle a même suscité l’ire du mouvement « Body positive » qui plaide pour des modèles féminins plus diversifiés. Pour ma part, j’ai tellement intégré l’idée d’avoir des kilos en trop que, lors de ma dernière visite chez le médecin, je n’en suis pas revenue de m’entendre dire que mon poids est normal « médicalement parlant ». Il y a donc un poids médicalement acceptable et un poids socialement acceptable. Et ce n’est pas la même chose. Je ne lis plus les articles de la presse féminine consacrés aux régimes depuis belle lurette. Par contre, j’ai passé la plus grande partie de ma vie à porter des vêtements trop étroits parce que la taille au-dessus n’était pas disponible. Je n’ai pas la morphologie pour m’habiller dans les boutiques pour grandes tailles. Ce qu’il me faudrait, c’est juste la taille au-dessus. Lorsqu’un vêtement est à ma taille, je me précipite sur lui comme un bédouin qui aperçoit au loin un point d’eau. Et d’ailleurs: que cache le concept de marques ou de boutiques pour grandes tailles? Il semble indiquer qu’il y aurait deux catégories de femmes qui ne doivent pas se mélanger.  A quand une mode comme espace de liberté?

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